Salon RH - Salon Solutions Ressources Humaines



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Les conférences clé du Salon 2009


"Productivité de l’entreprise et maîtrise des langues : celles qui comptent ne sont pas celles que vous croyez !"


Par le Prof. François Grin, Docteur en économie, Directeur de l’Observatoire « économie langues formation » (élf) de l’Université de Genève.Avec la participation de Dominique Pouchkine, Branch Director pour Adecco Finance

Mercredi 28 octobre 2009, de 11h20 à 12h05, forum 1



Conférence organisée par Uni-emploi, la nouvelle entité emploi de l’Université de Genève
Le plurilinguisme des collaborateurs contribue de façon importante à la création de valeur dans les entreprises. Tout particulièrement lorsqu’il concerne les langues nécessaires au contact avec les fournisseurs et à la communication interne. Pourtant, au moment du recrutement, les langues recherchées sont souvent celles utilisées pour la vente et le marketing, et le niveau de connaissance demandé est souvent inférieur à celui pratiqué; quant aux langues nationales, elles sont fréquemment négligées à tort au profit de l’anglais.

C’est ce que démontre le Prof. François Grin, Directeur de l’Observatoire économie-langues-formation de l’Université de Genève, dans sa recherche sur les "Langues étrangères dans l’activité professionnelle", réalisée avec le concours des Prof. Claudio Sfreddo, de l’Ecole hôtelière de Lausanne, et François Vaillancourt de l’Université de Montréal.

La recherche est basée sur la combinaison de diverses bases de données, complétées par une enquête auprès de 200 entreprises du secteur manufacturier en Suisse romande et alémanique. Elle permet de cerner le rôle des langues dans la production, la distribution et la vente. Plus largement, elle estime l’apport du plurilinguisme au Produit intérieur brut, équivalent à 10% pour la Suisse. Elle propose aussi des pistes pour une politique de développement des compétences linguistiques au niveau national, sachant notamment qu’une personne plurilingue est moins exposée au chômage.

Durant son exposé, le Prof. Grin évoquera la manière dont les entreprises prennent en compte le plurilinguisme dans leur politique de recrutement. Il proposera aussi aux entreprises de pratiquer un "audit linguistique" pour évaluer l’impact du facteur linguistique sur leur production et leurs ventes, et définir les langues qui "profitent" à l’entreprise.

Comment faire le lien entre cette recherche et la pratique quotidienne des responsables de ressources humaines? Dominique Pouchkine, Branch Director pour Adecco Finance, a accepté de réagir en direct à l’exposé.

"Management collaboratif: comment résoudre des problèmes complexes et augmenter sa capacité d'action ?


Présenté par Geneviève Morand

Mercredi 28 octobre 2009, de 14h45 à 15h30, forum 1



Conférence organisée par Rezonance
L'intelligence collective, tout le monde en parle. Mais concrètement, comment dépasser le stade du brain storming ? Dans un monde complexe où on ne sait plus ce que l'on ne sait pas, comment réussir à trouver des moyens d'action efficaces ? Cette conférence présente des outils performants de management collaboratif de deuxième génération dans le but d'identifier les bons leviers d'action. Il s'agit de travailler en groupe de 6 à 9 personnes pendant 2 à 4 heures maximum. A l'opposé du brain storming orienté solutions, ces outils se concentrent sur l'exploration du problème en se focalisant sur une question et une seule. Le groupe répond à cette question en silence, sans se perdre en argumentation. L'un des nombreux avantages est de permettre à chacun des participants de s'exprimer quel que soit sa position hiérarchique ou sa capacité à se faire comprendre. Ces outils puissants reposent sur le postulat qu'un groupe est plus que l'addition de ses parties. Ils font appel à un langage factuel et à un raisonnement basé sur l'intuition afin de faire émerger des solutions innovantes générées par le groupe et auxquelles chaque membre adhère.

Geneviève Morand, CEO de Rezonance, réseau d'affaires de 30'000 membres.
Créé en 1998, Rezonance en dix ans a fédéré autour de son site de réseau social www.rezonance.ch et de ses 30 conférences par an, 30'000 "entrepreneurs" des secteurs privés, publics et associatifs. Leur point commun ? l'innovation et l'entrepreneuriat. Son défi pour les dix prochaines années ? favoriser le passage de l'idée à l'action et partager les meilleures pratiques pour plus d'impact dans le développement économique d'une région.

"Les managers honnêtes profitent aux entreprises, c’est prouvé!"


Par la Prof. Rajna Gibson, Docteure en finances, Directrice du Finance Research Institute de l’Université de Genève, Membre du Swiss Finance Institute, et Carmen Tanner, Docteure en psychologie, Prof. à l’Université de Zürich.
Avec la participation de Maxime Morand, Directeur des ressources humaines Groupe Lombard Odier.

Jeudi 29 octobre 2009, de 11h20 à 12h05, forum 1



Conférence organisée par Uni-emploi, la nouvelle entité emploi de l’Université de Genève
Le mode de rémunération des managers, basé sur les résultats financiers, est souvent évoqué comme l’une des causes potentielles de la crise financière actuelle. Il les incite à manipuler les chiffres lorsque les résultats sont mauvais. Le fait de choisir des managers honnêtes représente un réel contrepouvoir à cet état de fait. Une toute nouvelle recherche, "Sacred values in financial economic decision-making : Experimental evidence", montre en effet qu’il y a un lien direct entre l’aptitude à l’honnêteté et la prise de décision financière.

Les auteurs de cette recherche, les Prof. Rajna Gibson, directrice du Finance Research Institute de l’Université de Genève, Carmen Tanner et Alexander F. Wagner de l’Université de Zürich, ont mené des expériences en laboratoire avec des étudiants volontaires. Conclusion : les managers "honnêtes" sont davantage enclins à dire la vérité à propos des résultats de leur entreprise, même si cela a un impact négatif sur la conclusion de contrats ou sur leur propre rémunération. De ce fait, leur entreprise résiste mieux aux pressions extérieures. Par ailleurs, les investisseurs ont davantage confiance dans les entreprises dont le CEO possède de hautes valeurs morales.

En vertu de ces conclusions, les chercheuses lancent l’idée que des cours d’éthique des affaires pourraient permettre aux décideurs de réaliser l’importance de la valeur morale de leurs actions. Elles invitent aussi à élaborer un mode de rémunération qui valorise l’honnêteté des managers. Bien plus, au moment même du recrutement, cette qualité devrait être prise en compte, au-delà des compétences et de la motivation. L’exposé de Rajna Gibson suggérera encore d’autres pistes de réflexion: l’honnêteté est certainement importante pour toute prise de décision, et les managers ne sont pas les seuls concernés.

Comment faire le lien entre cette recherche et la pratique quotidienne des responsables de ressources humaines ? Maxime Morand, Directeur des ressources humaines du Groupe Lombard Odier, a accepté de réagir en direct à l’exposé.


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